Jean Paul Pougala et Mounouna Foutsou

Bafang – Rinvindaf : Le Ministre de la Jeunesse, Mounouna Foutsou parle à la jeunesse active du Cameroun et d’Afrique Discours de Clôture du Rinvindaf Bafang-8 de la Pougala Academy, par le Ministre camerounais de la Jeunesse, Mounouna Foutsou

Partager cet article

Il y a 3 ans, en Juin 2016, j’ai fait confiance à cette nouvelle structure qui venait à peine 1 mois avant, d’avoir son agrément comme Centre de formation Professionnelle, reconnue par le Ministère camerounais de l’Emploi : la Pougala Academy.

J’ai fait confiance à ce debut les yeux fermés, car la porte de mon bureau au Ministère de la Jeunesse est ouverte à toute personne qui a des solutions à proposer pour améliorer le sort et la vie des jeunes de ce pays. Le professeur Pougala m’a convaincu en me disant que pour changer le sort des jeunes de ce pays, il fallait d’abord que le personnel de l’Etat qui parle à cette jeunesse soit formée et orientée de manière géostratégique.

Nous avons signé un partenariat qui a fait que toute la première session : Bafang-1, de l’Ecole Pougala Academy, était composée essentiellement d’une moitié, par mes propres collaborateurs dans les différentes régions du Cameroun et l’autre moitié par les jeunes agriculteurs déjà en activité qu’il fallait booster pour voir comment ils pouvaient passer le cap d’agriculteur à industriel.

3 ans sont passés.

J’ai eu tout le temps d’étudier l’efficacité du modèle pédagogique du Rinvindaf sur mes propres collaborateurs, qui sont passés par Bafang. Et cela tient à un seul dénominateur qui se resume en une question : “comment pouvons-nous conseiller à un jeune de faire quelque chose que nous-mêmes n’avons pas expérimenté ?”

Comment peut un cadre du Minjec convaincre un jeune qui est au chômage d’aller à la plantation quand ce jeune sait que lui-même le fonctionnaire ne sait même pas ce que c’est en réalité, puisqu’il n’y va ?

C’est parce que la méthode pédagogique du Rinvindaf où le promoteur, le professeur Pougala, ne demande de faire que ce que lui-même fait, qui nous a tous séduit et cela a eu un impact très novateur dans l’approche que nous avons au Ministère de nous imprégner d’une partie des problèmes des jeunes dans ce pays.

Et c’est à cause du Sous-Marinage (SM) que le Rinvindaf impose à ses formés que j’ai décidé moi-même de venir à la source. Je voulais toucher du doigt et découvrir par moi-même tout ce que mes collaborateurs dans leur SM, ne m’ont pas dit et qui les rend si enthousiastes, que j’ai décidé d’être là.

Je suis aussi un abonné depuis 3 ans de la page “ieg” de la Pougala Academy sur Facebook, et même le professeur ne le sait pas, parce que j’utilise un autre profile. Mais je le suis tous les jours, je suis tous vos commentaires, pour m’imprégner même de vos humeurs, parce que pour être Ministre de la Jeunesse efficace aujourd’hui, il faut aussi être là où sont les jeunes. Et savoir ce que veulent et surtout ce que font les jeunes.

C’est comme cela que pour aller plus loin et donner une réponse à ces nombreuses écoutes, nous avons lancé un site de l’Observatoire de la Jeunesse Camerounaise. Vous y rentrez vos cordonnés et ce que vous voulez, sans oublier bien sûr, la ville ou le village où vous vous trouvez. Cela m’a permis de savoir de quoi ont plus besoin les jeunes de Bafang, de Bamenda ou de Maroua par exemple. Et surtout de vous répondre positivement afin qu’aucun jeune de ce pays ne soit seul devant ses problèmes. Pour vous inscrire, allez sur www.onjcameroun.cm

Maintenant que j’ai personnellement touché du doigt la réalité du Rinvindaf et les micro-solutions que cela représente pour résoudre les multiples problèmes de notre pays, il est de mon devoir de rentrer voir comment aller encore plus loin, pour accompagner encore plus de jeunes résolument tournés vers les secteurs de création de richesses, afin qu’ils soient nombreux à devenir des employeurs, des recruteurs, des autres jeunes.

Je suis honoré de me trouver au milieu de la jeunesse productive africaine. Ce n’est pas tous les jours qu’on rencontre 58 jeunes venant d’une quinzaine de pays africains, qui ont payé de leurs poches une somme aussi conséquente, pour investir sur eux-mêmes et sur leur avenir.

Vous êtes tellement sur-motivés ici à Bafang que je n’ai aucun doute du changement positif que chacun de vous doit impulser au retour dans vos pays respectifs développer notre chère Afrique.

Vous avez la chance d’avoir été préparé ici, pour affronter les nouveaux enjeux qui attendent le continent africain et qui sont surtout d’ordre économique.

L’initiative de construire des projets industriels communs entre les jeunes de plusieurs pays africains différents vous prépare à avoir une avance sur les autres lorsque d’ici 10 ans, nous tous aurons dans la poche le passeport unique africain et qu’on commencera à parler clairement des Etats-Unis d’Afrique. Et je constate avec plaisir que la Pougala Academy a très bien interprété et anticipé les enjeux de cette nouvelle Afrique en construction en faisant travailler ensemble les jeunes africains issus des pays différents. Cela vous incite à la mobilité africaine. Mais une mobilité plus ordonnée de nos propres futurs créateurs d’emplois.

Nous échangeons beaucoup entre les Ministres Africains qui s’occupent des problèmes spécifiques à la jeunesse. Et cette nouvelle ouverture panafricaine que vous partirez d’ici avec vont donner un sens plus concret à cette collaboration qui existe entre nos Etats africains. Les enseignements et les stratégies que vous avez apprises à Bafang entrent en droite ligne avec ce qu’attendent tous nos pays d’une jeunesse plus active, plus ambitieuse et qui veut s’imposer et compter économiquement et industriellement. Car nous avons très bien compris, que c’est parce que nous pourrons faire la somme de toutes vos actions individuelles que chacun de nos pays pourra petit à petit, surmonter nos problèmes de pauvreté pour ensuite rayonner sur la scène internationale.

Je suis content d’être parmi cette nouvelle jeunesse africaine, très consciente et surtout laborieuse. Nous sommes là pour vous accompagner dans chaque pas de votre aventure industrielle. Parce que nous avons compris qu’on ne développe pas un pays sans industrie. Et il vaut mieux compter sur sa jeunesse si on veut espérer une plus grande évolution dans la création et la stabilité des usines à venir.

Bonne chance à chacun de vous.

Le Cameroun est avec toute sa jeunesse.

Le Cameroun encourage et soutient cette ouverture pour la création des projets communs transnationaux avec les jeunes d’autres pays comme ce que vous faites au Rinvindaf.

Merci à la Pougala Academy et à son promoteur

Vive le Cameroun !
Vive l’Afrique qui gagne !
Vive la Jeunesse Africaine motivée et déterminée.
Bafang le 14 Juillet 2019

Mounouna Foutsou
(Ministre Camerounais de la Jeunesse et de l’Education Civique)




Ailleurs sur le Web

  • INFOS
  • CULTURE

Extrême-Nord : Les commerçants portent plainte contre le Procureur de Yagoua pour escroquerie… est d [...]

Bertoua : Mouvement de colère des conducteurs de moto-taxis est d'abord apparu sur ChateauNews. [...]

Congo : Qui en veut à Claudia Lemboumba Sassou NGuesso et pour quel but ? est d'abord apparu su [...]

Éducation : Sortie des lauréats de l’INJS 2019 est d'abord apparu sur ChateauNews. En savoir pl [...]

L’article Révérend Charles Colcock Jones : Comment transformer les Nègres, en Chrétiens ? est apparu [...]

L’article Les plus grands noirs de l’histoire de la terre est apparu en premier sur OpenAfrique. Lir [...]

L’article 15 Octobre 1987, le jour où tout a basculé pour Thomas Sankara est apparu en premier sur O [...]

L’article Afrique : Mara Group lance le premier smartphone Made in Rwanda est apparu en premier sur [...]

Partager cet article
Scroll to top